Tristesse
Paul Celan
Les rêves, liseron des soirs-aurores
Lac endormi dans un nénuphar couché,
Tu es venue les geler avec des silences, soeur noire
De celui qui pour couronne t'a posée
Le ciel denté, de neige, sur les tempes,
Nuage fleuri, sur un cil tu le porteras
Toi, égarée dans des habits plus simples,
Tu ris: - Et demain l'automne des noix ?
La blouse paysanne, avec de l'ombre cousue
Araignée stellée, tu ne la mettras pas sur la nuit.
La brume s'endort et l'or se remue.
A qui donnerai-je la rosée ? les larmes - à qui ?
Traduit du roumain par : Jan H. Mysjkin


1 Comments:
É um belíssimo poema!
Onde andará vc?
Abraço,
Silvia
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